Question 1

Honorable Maître, dis-je, pourquoi sentons-nous un picotement quand un ‘fantôme’ passe tout près de nous ?

Réponse: Un ‘fantôme’, en s’approchant trop près de nous, donne un léger choc à notre Aura et c’est pourquoi nous éprouvons un picotement

Question  2

Seigneur, dis-je à mon Guide lorsque nous fûmes seuls, comment ce Monde peut-il être ‘celui de l’Illusion’ ?

Réponse : Nous sommes des créatures de l’Esprit, continua-t-il, nous sommes comme des charges électriques douées d’intelligence. Ce monde, cette vie, est l’Enfer, le lieu d’épreuves où notre Esprit se purifie en apprenant par la souffrance à dominer notre corps de chair grossière. De même qu’une marionnette est contrôlée par des cordes manipulées par le Montreur de Marionnettes, de même notre corps de chair est-il contrôlé par des cordes de force électrique émanant de notre Moi Supérieur, de notre Esprit. Un bon Montreur de Marionnettes peut donner l’illusion que les pantins de bois sont vivants, qu’ils sont mus par leur propre volonté. Il en est de même pour nous qui, avant d’avoir plus de compréhension, estimons que la seule chose qui compte, c’est notre corps de chair. Dans l’atmosphère terrestre si étouffante pour l’Esprit, nous oublions que l’Âme nous commande véritablement, nous croyons agir de notre plein gré et ne devoir des comptes qu’à notre ‘conscience’. Ainsi, Lobsang, nous avons la première Illusion, l’illusion de croire que le pantin, le corps de chair, est primordial.

 Quand nous vivons dans le monde physique, nous avons tendance à penser que lui seul compte. C’est l’une des mesures de sûreté prises par le Moi Supérieur ;

…l’instinct de survie, la peur de la mort …

si nous nous rappelions le Monde Spirituel dans toute sa béatitude, nous ne pourrions demeurer ici-bas que par un grand effort de volonté. Si nous nous souvenions de nos vies antérieures, où, peut-être, nous occupions une situation plus importante que dans notre présente existence, l’humilité nécessaire nous ferait défaut

Question  3

Honorable Lama, puisqu’il en est ainsi, pourquoi les gens ont-ils peur de la mort, qui n’est que la délivrance des peines de cette Terre

Réponse : Si nous pouvions nous rappeler les joies de l’Autre Monde, beaucoup d’entre nous seraient incapables de supporter les vicissitudes de celui-ci, et c’est pourquoi la peur de la mort nous a été inculquée. (Me jetant un regard de biais, empreint d’ironie, il fit observer 

 Certains d’entre nous n’aiment pas l’école, n’aiment pas la discipline qui y est indispensable. Pourtant, lorsqu’on grandit et qu’on devient adulte, on comprend les avantages de l’école. Ce serait une erreur de la quitter trop tôt et d’espérer néanmoins parfaire son instruction ; de même est-ce une faute que de mettre fin à sa vie avant l’heure fixée par le destin

Question  4

 Seigneur, demandai-je, alors le moine Jigme a eu tort de se suicider !

Réponse : Oui, Lobsang, il a eu grandement tort, répondit mon Guide. Un homme, ou une femme, doit passer un certain laps de temps sur cette Terre. Si on met fin à sa vie prématurément, on doit retourner presque immédiatement sur Terre. C’est pourquoi certains bébés meurent au bout de quelques mois. Ce sont les âmes des suicidés qui se réincarnent pour compléter le temps qu’ils auraient dû vivre auparavant. Le suicide ne se justifie jamais ; c’est une grave offense contre soi-même, contre son Moi Supérieur

Question  5

Mais, Seigneur, dis-je, et ces Japonais de haut rang qui se suicident en grande pompe afin de laver l’honneur familial ? Il faut certainement beaucoup de courage pour accomplir un acte semblable.

 Réponse : Non, Lobsang ! dit mon Guide avec force. Non !

Le vrai courage, ce n’est pas de mourir, mais de vivre malgré les épreuves, malgré les souffrances. Mourir est facile, vivre — voilà qui est courageux ! Les manifestations théâtrales de fierté qui accompagnent le ‘Suicide Cérémoniel’ ne doivent pas nous faire oublier que c’est là un acte répréhensible. Nous sommes ici-bas pour apprendre et nous ne pouvons apprendre qu’en vivant le laps de temps qui nous est alloué. Le suicide ne se justifie jamais

Question  6

Honorable Lama, demandai-je, à quoi sert la peur ? Pourquoi nous fait-elle tant souffrir ? Je me suis déjà aperçu que les choses que je redoutais le plus n’arrivent jamais, et pourtant je continue à les redouter !

Réponse : Le Lama se mit à rire.

Nous en sommes tous là. Nous avons peur de l’Inconnu. Et pourtant la peur a son utilité. Elle nous aiguillonne lorsque nous aurions tendance à nous relâcher. Elle nous donne une force accrue grâce à laquelle nous évitons les accidents. C’est un stimulant qui nous fortifie et nous aide à surmonter notre penchant à la paresse. Tu ne ferais pas ton travail d’école si tu ne craignais pas ton professeur ou si tu ne craignais pas de paraître stupide devant les autres

Question  7

Maître, demandai-je, pourquoi les gens ignorent-ils en venant au monde ce qu’ils ont été dans leurs vies antérieures et ce qu’ils sont censés faire dans cette vie-ci ?

Réponse : Tu es vraiment exigeant ! Tu perds la mémoire par-dessus le marché. Tout récemment, je t’ai dit que, en général, nous ne nous souvenions pas de nos vies passées car cela ne ferait qu’accroître notre fardeau en ce monde. Comme nous le disons, « la Roue de la Vie tourne, apportant la richesse à l’un, la pauvreté à l’autre. Le mendiant d’aujourd’hui est le prince de demain. » Comme nous ignorons ce que furent nos existences antérieures, nous repartons de zéro sans essayer de tirer profit de ce que nous étions dans notre dernière incarnation.

Question  8

Pourquoi doit-il y avoir ce que vous appelez la ‘Science Cachée’ ? Pourquoi ne pouvons-nous pas tous tout savoir ?

Réponse : Ce n’est pas aussi simple que ça ! répondit-il. (Il garda un moment le silence, puis reprit 

 Il y a en nous des pouvoirs, placés sous le contrôle de notre Moi Supérieur et infiniment plus grands que tout ce que l’Homme a été capable de réaliser dans le monde matériel, physique. L’Occidental, en particulier, abuserait de ces pouvoirs, car tout ce qui l’intéresse, c’est l’argent. L’Occidental n’a que deux questions à la bouche : « Pouvez-vous me le prouver ? » et « Qu’est-ce que ça me rapportera ? » (Il eut un rire juvénile et poursuivit 

 Cela m’amuse toujours de penser au système compliqué qu’utilise l’Homme pour envoyer un message ‘sans fil’ à travers les océans. Le terme de ‘sans fil’ est d’ailleurs le dernier qu’on devrait employer, car l’appareil consiste en des milles et des milles (km) de fils. Mais ici, au Tibet, nos lamas, après un entraînement approprié, envoient des messages télépathiques sans avoir à se servir d’un instrument quelconque. Nous allons dans l’astral, voyageons à travers l’espace et le temps, visitons d’autres continents et d’autres mondes. Nous pouvons pratiquer la lévitation, soulever d’énormes fardeaux grâce à des pouvoirs généralement inconnus. Tous les hommes ne sont pas purs, Lobsang, et la robe du moine ne revêt pas toujours un saint homme. Il peut y avoir un méchant dans une lamaserie, de même qu’il peut y avoir un saint en prison…

…Si nous gardons secrète la Science Secrète, c’est pour protéger l’Humanité. Beaucoup d’hommes, en particulier les Occidentaux, ne pensent qu’à gagner de l’argent et à dominer les autres. Comme l’ont prophétisé l’Oracle et d’autres voyants, notre pays sera plus tard envahi et matériellement conquis par un culte étrange, un culte indifférent aux besoins de l’homme moyen, et dont le seul but est d’accroître le pouvoir de dictateurs qui réduiront la moitié de la Terre en esclavage. Les Russes ont torturé à mort certains grands lamas qui se refusaient à leur divulguer le savoir interdit. Si l’homme moyen avait brusquement accès au savoir interdit, voici comment il réagirait : d’abord, il aurait peur du pouvoir dont il disposerait. Puis il se dirait qu’il a les moyens de s’enrichir au-delà de ses rêves les plus fous. Il mettrait son savoir à l’épreuve et l’argent viendrait à lui. Plus il serait riche et puissant, plus il désirerait accroître cette richesse et cette puissance. Un millionnaire ne se satisfait jamais d’un seul million, il en veut beaucoup d’autres. On dit que chez les gens non évolués, le pouvoir absolu corrompt. La Science Cachée donne le pouvoir absolu

Question  9

Alors le Tibet est sauvé ! La Science Cachée nous préservera de l’invasion !

Réponse : Non, Lobsang, répondit-il tristement, nous n’employons pas les Pouvoirs à de semblables fins. Le Tibet sera persécuté, presque anéanti, mais dans les années à venir il se relèvera et sera plus grand, plus pur. Ce pays se lavera de ses souillures dans la fournaise de la guerre, comme ce sera plus tard le cas pour le monde entier. (Il me jeta un regard de biais.) Il faut qu’il y ait des guerres, tu sais, Lobsang ! dit-il calmement. Sinon la population du monde deviendrait trop nombreuse. S’il n’y avait pas de guerres, il y aurait des épidémies. Les guerres et les maladies régularisent le nombre des humains et donnent l’occasion aux habitants de la Terre — et d’autres mondes — de se faire mutuellement du bien. Il y aura toujours des guerres, tant qu’on n’aura pas trouvé un autre moyen de limiter la population du globe

Question  10

 Mais vous m’avez dit que la prière était efficace, fis-je observer, d’un ton surpris.

Réponse : Oui, Lobsang, la prière est très efficace si nous prions notre propre Moi Supérieur, la partie réelle de nous-mêmes dans un autre monde, la partie qui contrôle ‘les ficelles du pantin’. La prière est très efficace si nous obéissons aux lois simples et naturelles qui la rendent telle

Question  11

Seigneur ! m’écriai-je, vous pensez que les enfants ne devraient pas honorer leurs parents ?

Mon Guide me regarda d’un air surpris.

Réponse : Grands dieux, Lobsang, bien sûr que les enfants doivent respecter leurs parents — si ceux-ci méritent le respect. Les parents trop dominateurs ne devraient pas être autorisés à ruiner leurs enfants, toutefois, et la première responsabilité d’un ‘enfant’ adulte doit être envers sa femme ou son mari. Les parents ne devraient pas être autorisés à tyranniser et dicter à leur enfant adulte. Permettre à ses parents d’agir ainsi, c’est leur nuire tout autant qu’à soi-même ; cela crée une dette que les parents devront payer dans une autre vie

Question  12

« Seigneur ! » dis-je, quelques heures plus tard à mon Guide le Lama Mingyar Dondup, « Seigneur ! est-ce qu’il y a un Dieu ? ou des Dieux ? »

Réponse : Tes pensées sont confuses, Lobsang, déclara mon Guide. Il y a un Dieu ; il y a des Dieux. Tant que nous sommes sur cette Terre, nous sommes incapables de définir la Forme et la Nature de Dieu. Nous vivons dans ce qu’on peut appeler un monde à trois dimensions. Dieu vit dans un monde tellement éloigné que, sur cette Terre, le cerveau humain ne peut se faire une conception juste de Dieu et c’est pourquoi les hommes ont tendance à rationaliser. ‘Dieu’ est censé être quelque chose d’humain, de super-humain si tu préfères, mais l’Homme, dans sa vanité, se croit fait à l’Image de Dieu ! L’Homme croit aussi qu’il n’y a pas de vie sur les autres mondes. Si l’Homme est fait à l’Image de Dieu et que les peuples des autres mondes ont une apparence différente — que devient notre concept selon lequel seul l’Homme est créé à l’Image de Dieu ?…

…. Chaque monde, chaque pays de chaque monde a son Dieu, ou Ange Gardien. Le Manu, tel est le nom que nous donnons au Dieu en charge du monde. C’est un Esprit hautement évolué, un humain qui, au cours de ses incarnations successives, s’est lavé de ses souillures et qui est devenu parfaitement pur. Il existe un groupe d’Êtres Supérieurs qui, dans les temps troublés, viennent sur cette Terre pour donner l’exemple au commun des mortels et les aider à sortir du bourbier des désirs terrestres…

…..Le Manu du Monde, le Grand Initié, préside aux destinées de cette Terre. Il existe des Manus inférieurs qui dirigent le destin d’un pays. Dans un nombre incalculable d’années, le Manu du Monde s’élèvera plus haut et le meilleur des autres, alors suffisamment qualifié, évoluera et prendra possession de la Terre.

Question  13

Vous m’avez dit que nous apprenions plus facilement quand nous étions placés dans de dures conditions. Je préférerais un peu plus de bonté. Je pourrais apprendre de cette façon-là.

Réponse : Il me regarda songeusement.

— Le pourrais-tu ? Apprendrais-tu les Livres Sacrés si tu ne craignais pas tes professeurs ? Ferais-tu ton travail aux cuisines si tu ne redoutais pas d’être puni lorsque tu paresses ? Le ferais-tu

Question  14

Eh bien, Seigneur, comment une religion stéréotypée nuit-elle à notre évolution ?

Réponse : Je vais te donner deux exemples, répondit mon Guide. Les Chinois croyaient que ce qu’ils faisaient dans cette vie n’avait aucune importance puisqu’ils pourraient expier leurs fautes dans une future existence. Ils adoptèrent donc une politique de laisser-aller mental. Leur religion devint comme un opium et les drogua dans la paresse spirituelle ; ne vivant que pour la vie suivante, ils négligèrent leurs arts et leurs métiers. Ainsi la Chine devint-elle une puissance de troisième ordre, où les bandits seigneurs de la guerre instaurèrent un règne de terreur et de pillage

Question  15

— Seigneur, pensez-vous que les gens devraient embrasser une religion ? Interrogeai-je.

Réponse : Mais certainement, s’ils le désirent, répondit le Lama. Tant que les gens n’ont pas atteint le stade où ils peuvent accepter le Moi Supérieur et le Manu du Monde, l’adhésion à quelque système formel de religion peut leur apporter un réconfort. C’est une discipline mentale et spirituelle, elle donne à certains individus l’impression d’appartenir à une grande famille surveillée par un Père débonnaire et par une Mère compatissante, toujours prêts à intercéder en leur faveur auprès du Père. Oui, pour ceux qui se trouvent à un certain stade de l’évolution, une telle religion est bénéfique. Mais plus vite ces gens comprendront que c’est leur Moi Supérieur qu’ils devraient prier, plus vite ils évolueront. On nous demande parfois pourquoi nous avons des Images Sacrées dans nos Temples, ou pourquoi nous avons des Temples. Nous pouvons répondre à cela que de telles Images nous rappellent que nous aussi, nous pouvons évoluer et devenir en temps voulu des Êtres Spirituels d’un ordre supérieur. Quant à nos Temples, ce sont des lieux où les gens d’esprit semblable peuvent se réunir pour s’aider mutuellement à atteindre le Moi Supérieur. Par la prière, même si cette prière n’est pas adéquatement dirigée, on peut atteindre un taux de vibrations plus élevé. La méditation et la contemplation dans un Temple, une Synagogue ou une Église sont bénéfiques

Question  16

Honorable Lama ! m’exclamai-je avec enthousiasme, vous m’avez parlé ce matin d’un Personnage — vous l’appeliez l’Ange de Mons — que beaucoup d’hommes ont affirmé avoir vu au-dessus d’un champ de bataille. Était-ce un Dieu ?

 Réponse : Non, Lobsang, répondit mon Guide, beaucoup, beaucoup d’hommes, à l’heure du désespoir, souhaitent intensément voir la silhouette d’un Saint, ou, comme ils l’appellent, d’un Ange. Ce désir ardent et les fortes émotions inhérentes à un champ de bataille donnent des forces à leurs pensées, à leurs souhaits et à leurs prières. Ainsi, de la façon que je t’ai montrée, ils créent une forme-pensée correspondant à leurs désirs. Au moment où apparaît le premier contour spectral d’une silhouette, les prières et les pensées des hommes qui l’ont suscitée s’intensifient de sorte que la silhouette gagne en force et en solidité et persiste pendant un temps appréciable. Nous faisons de même ici lorsque nous créons des formes-pensées dans le Temple Intérieur

Question  17

Alors, Seigneur ! m’exclamai-je, vous êtes opposé à l’étude livresque ?

Réponse : Pas du tout, Lobsang, répondit le Lama. Comme tous les gens qui réfléchissent, je condamne ceux qui se plongent dans les brochures, les pamphlets et les ouvrages traitant de cultes étranges, d’un prétendu occultisme. Ces gens-là s’empoisonnent l’âme, ils rendent toute évolution impossible jusqu’à ce qu’ils se soient débarrassés de tout ce faux savoir et soient redevenus semblables à un petit enfant

Question  18

Honorable Lama, demandai-je, comment peut-on devenir fou ; comment une mauvaise lecture conduit-elle parfois à la confusion ?

Réponse : C’est une fort longue histoire, répondit le Lama. Occupons-nous d’abord de l’essentiel. Arme-toi de patience et écoute ! Sur cette Terre, nous sommes des pantins, des pantins faits de molécules en vibration, entourées d’une charge électrique. Notre Moi Supérieur vibre à un rythme beaucoup plus élevé et sa charge électrique est beaucoup plus forte. Il existe un rapport défini entre notre rythme de vibrations et celui de notre Moi Supérieur. On peut comparer le processus de communication entre chacun de nous sur cette Terre et notre Moi Supérieur ailleurs, à une invention récente grâce à laquelle on envoie des ondes radio à travers les continents et les mers, ce qui permet à deux personnes habitant des pays différents de communiquer. Nos cerveaux sont semblables à des récepteurs radio en cela qu’ils reçoivent les messages en ‘haute fréquence’, les ordres et les instructions, du Moi Supérieur et les transforment en impulsions à basse fréquence qui contrôlent nos actions. Le cerveau est l’appareil électro-mécano-chimique qui nous permet de nous rendre utiles sur Terre. Des réactions chimiques provoquent un mauvais fonctionnement du cerveau, peut-être en bloquant partiellement un message, car il est rare, ici-bas, que nous recevions le message exact, ‘radiodiffusé’ par le Moi Supérieur. L’Esprit est capable d’une action limitée sans référence au Moi Supérieur. L’Esprit est capable d’accepter certaines responsabilités, de former certaines opinions, et d’essayer de combler le fossé entre les conditions ‘idéales’ du Moi Supérieur et les conditions pénibles de la Terre

Question  19

 De même avec les Annales Akashiques, nous voyons tout, mais nous ne pouvons pas examiner en détail les étranges appareils accumulés dans cette grotte de montagne. Nous allons partir là-bas et examiner ces machines.

— Il est singulier, dis-je, qu’elles se trouvent uniquement dans notre pays

Réponse : Oh ! mais tu te trompes, répondit mon Guide. Il existe une salle similaire au pays d’Égypte. Il y a une autre salle contenant des machines identiques dans une contrée qu’on appelle l’Amérique du Sud. Je les ai vues, je sais où elles sont. Ces chambres secrètes ont été cachées par nos ancêtres afin que les objets façonnés par eux soient découverts par une génération ultérieure, en temps voulu

Question  20

Je me rappelle la première fois où j’ai consulté les Annales Akashiques. Mon Guide m’en avait parlé et je lui avais demandé : « Oui, mais qu’est-ce que c’est ? Comment cela marche-t-il ? Comment peut-on entrer en contact avec le passé, avec des événements à jamais disparus ? »

Réponse : « Lobsang ! m’avait répondu mon Guide, tu es doué de mémoire, n’est-ce pas ? Tu peux te rappeler ce qui s’est passé hier, et les jours précédents. Avec un peu d’entraînement, tu te souviens de tout ce qui est arrivé dans ta vie, tu peux même, si l’entraînement a été suffisant, te rappeler ta naissance. Tu peux avoir ce que nous appelons la ‘mémoire absolue’, grâce à laquelle tes souvenirs te reporteront aux temps qui ont précédé ta naissance. Les Annales Akashiques ne sont que la ‘mémoire’ du monde entier. Tout ce qui s’est passé sur cette Terre peut être ‘rappelé’ exactement comme toi tu te rappelleras les événements de ta vie. La magie ne joue là aucun rôle, mais nous parlerons plus tard de cela et de l’hypnotisme, sujet qui est en rapport direct avec cette question.

Questions du Lama Twesday Lobsang Rampa au Guide Mingyar Dondup

Question 21

 Honorable Lama, ce doit être merveilleux que d’être bibliothécaire et de posséder ainsi tout le savoir du monde. Sans ces terribles prophéties concernant mon avenir, je me serais fait bibliothécaire.

Réponse : Mon Guide me sourit :

 Les Chinois ont un dicton : ‘Une image vaut mille mots’, Lobsang, mais moi je t’affirme qu’aucune somme de lectures et d’images ne remplacera l’expérience pratique et la connaissance.

Question 22

Honorable Lama ! dis-je, si les livres sont pernicieux à ce point, pourquoi y en a-t-il ?

Réponse : Mon Guide posa un moment sur moi un regard inexpressif. « Ha ! me dis-je, le voilà pris de court ! » Puis il sourit de nouveau et me dit :

— Mais, mon cher Lobsang, la réponse est évidente ! Lis, lis encore et toujours, mais ne laisse jamais aucun livre fausser ton pouvoir de jugement et de discernement. Un livre est censé enseigner, instruire ou même distraire. Ce n’est pas un maître qu’il faut suivre aveuglément et sans raison. Aucun être doué d’intelligence ne devrait être réduit en esclavage par un livre ou par les mots d’un autre homme

Question 23

Je hochai la tête. Oui, tout cela me paraissait logique. Mais alors, pourquoi s’intéresser aux livres ?

Réponse : Pourquoi, Lobsang ? dit mon Guide en réponse à ma question. Mais parce qu’il doit y avoir des livres, cela va de soi ! Les bibliothèques du monde entier contiennent la majorité des connaissances humaines, mais seul un imbécile prétendrait que l’humanité est l’esclave des livres qui, en vérité, ne sont là que pour la guider, lui servir de références, lui venir en aide. C’est un fait que, mal digérés, ils peuvent être maléfiques car ils poussent un homme à se croire supérieur à ce qu’il est, et le conduisent à des voies tortueuses, des voies qu’il n’est pas capable — faute de connaissances suffisantes — de suivre jusqu’au bout

Question 24

Eh bien, Honorable Lama, insistai-je, à quoi servent les livres ?

Réponse :Il ne t’est pas possible, dit mon Guide, d’aller dans toutes les villes du monde et d’étudier sous la direction des grands Maîtres, mais le mot imprimé — le livre — peut t’apporter leur enseignement à domicile. Tu n’es pas obligé de croire tout ce que tu lis, et les grands écrivains n’ont jamais prétendu le contraire ; tu dois faire appel à ton propre jugement et te servir de leurs paroles de sagesse comme d’un guide qui te permettra de découvrir ta propre sagesse. Je peux t’affirmer qu’un homme qui n’est pas encore prêt à étudier un sujet peut se causer un tort considérable s’il lit un ouvrage sur ce même sujet et s’il essaye de s’élever — pour ainsi dire — au-dessus de son état karmique en s’attachant aux paroles et aux œuvres d’autrui. Il est possible que le lecteur soit un homme fort peu évolué et, en ce cas, étudier des choses qui, présentement, ne sont pas pour lui, peut freiner plutôt qu’accélérer son évolution…

Question 25

Honorable Guide ! dis-je, à quoi sert alors le pouvoir occulte ?

Le Lama joignit les mains et me regarda droit dans les yeux.

Réponse :A quoi sert le savoir occulte ? Eh bien, voilà qui est facile à comprendre, Lobsang ! Nous avons le droit d’aider ceux qui sont dignes de l’être. Nous n’avons pas le droit d’aider ceux qui ne désirent pas notre assistance et qui ne sont pas prêts à la recevoir. Nous n’employons pas la puissance ou les facultés occultes dans notre intérêt personnel, ni pour un bénéfice ou une récompense. Le but tout entier du pouvoir occulte est ceci : accélérer son développement vers le haut, accélérer son évolution et aider le monde dans son ensemble, pas seulement le monde des humains, mais le monde de la nature, des animaux — de toute chose

Question 26

Oui ! m’exclamai-je, cet homme est un imposteur, un escroc, car il vole ceux qui ont bon cœur. On devrait le mettre en prison !

Le Lama éclata de rire en voyant mon visage rouge et indigné.

Réponse : Mais, Lobsang, pourquoi toute cette agitation ? Cet homme vend ses services comme l’homme qui vend les moulins à prières. Les gens lui donnent de menues pièces de monnaie afin qu’on les croie généreux ; ils ont l’impression d’être bons. Pour un temps cela accélère le rythme de leurs vibrations moléculaires — élève leur spiritualité — les rapproche des Dieux. Faire la charité leur est bénéfique. L’argent qu’ils donnent ? Ce n’est rien. Il ne leur manque pas.

— Mais il n’est pas aveugle ! m’écriai-je, exaspéré. C’est un voleur.

— Lobsang, me dit mon Guide, il est inoffensif, il vend les services qu’il rend. Plus tard, en Occident, tu verras que les gens appelés publicistes affirment des contrevérités qui sont nuisibles à la santé, susceptibles de déformer des bébés encore dans le sein de leur mère et de transformer en fous furieux des individus à peu près sains d’esprit.

Question 27

Honorable Lama ! Il paraît que certains animaux, les vaches par exemple, sont fécondés par des moyens artificiels. Est-ce exact ?

Mon Guide eut l’air profondément choqué, puis il me répondit :

Réponse : Oui, Lobsang, c’est exact. Il y a en Occident des gens qui s’efforcent d’élever du bétail par ce qu’ils appellent l’insémination artificielle, autrement dit, les vaches sont fécondées par un homme à l’aide d’une grande seringue, au lieu d’être conduites au taureau. Ces gens-là ne semblent pas se rendre compte que la conception d’un enfant, que ce soit un bébé humain, un bébé ours ou un bébé veau, n’est pas simplement due à un accouplement mécanique. Si l’on veut avoir du bon bétail, il doit y avoir de l’amour ou une forme d’affection dans le processus d’accouplement. Si les humains étaient produits par insémination artificielle, il se pourrait que — étant nés sans amour — ils deviennent des sous-hommes ! Je te le répète, Lobsang, si l’on veut obtenir la meilleure espèce humaine ou animale, il faut que les parents s’aiment beaucoup l’un l’autre, qu’ils soient tous deux élevés dans leurs vibrations spirituelles aussi bien que physiques. L’insémination artificielle, effectuée dans des conditions froides et sans amour, ne peut donner que de très piètres résultats. Je crois que l’insémination artificielle est l’un des crimes majeurs sur cette Terre…..

Question 28

Maître, dis-je, quel conseil donneriez-vous à des époux pour les aider à vivre en bonne intelligence ?

Réponse :Un mari et une femme, Lobsang, devraient attendre un moment favorable, puis exposer amicalement, courtoisement, calmement, les motifs de leur mésentente. Si un mari et une femme s’entretenaient ensemble de ce qui les oppose, leur union serait plus heureuse…..

— Il faut que les époux sachent donner et recevoir, car pour pouvoir apprendre quelque chose, ils doivent être capables de se rendre compte que quelque chose les oppose l’un à l’autre…..

Question 29

 Maître, je me demande pourquoi un bébé meurt parfois au bout d’un mois ; quelles chances peut-il avoir d’apprendre quoi que ce soit ou de payer son karma ? Pour autant que je puisse en juger, c’est du gaspillage pour tout le monde !

Le Lama Mingyar Dondup sourit de ma véhémence.

Réponse : Non, Lobsang, me dit-il, rien n’est gaspillé ! Tes idées sont confuses. Tu supposes qu’un être humain ne vit qu’une fois. Prenons un exemple….

Essaie d’imaginer que tu accompagnes un homme qui passe par une série de vies, poursuivit mon Guide. Cet homme a mené une existence pénible et dans sa vieillesse il se dit qu’il est à bout, que ses conditions de vie sont intolérables ; alors il met fin à ses jours, il se suicide. Par conséquent, il meurt avant son heure. Chaque personne est destinée à vivre un certain nombre d’années, de jours et d’heures. Tout cela est fixé avant son arrivée sur cette Terre. Si une personne met un terme à sa vie, douze mois, par exemple avant l’heure normale de sa mort, elle doit retourner ici-bas et accomplir ces douze mois…..

— Un homme met fin à son existence. Il demeure dans le monde astral jusqu’à ce que se présente pour lui une occasion de redescendre sur Terre dans des conditions appropriées et de vivre le temps qui lui restait à vivre. Cet homme, qui devait encore passer douze mois en ce monde, y reviendra peut-être sous la forme d’un bébé maladif et il mourra en bas âge. En perdant ce bébé, les parents auront gagné quelque chose ; ils auront perdu un enfant, mais ils auront acquis de l’expérience. Ils auront repayé un peu de leur dette. Nous serons d’accord pour reconnaître que, tant que les gens sont sur cette Terre, leurs opinions, leurs perceptions, leurs valeurs — tout — enfin, est faussé. Ici, je le répète, c’est le Monde de l’Illusion, le monde des fausses valeurs, et quand les êtres reviennent au Monde plus Grand du Moi Supérieur, ils comprennent que les pénibles et absurdes épreuves qu’ils ont subies pendant leur séjour ici-bas n’étaient pas si dénuées de sens, après tout

Question 30

Je regardai autour de moi et songeai à toutes les prophéties me concernant ; prédictions d’épreuves, prédictions de tortures, prédictions de séjours dans de lointains et étranges pays.

— Alors, dis-je, une personne qui fait une prédiction se met simplement en contact avec la source d’informations ; si tout est arrangé avant notre naissance, il doit être possible, dans certaines conditions, de puiser à cette source ?

 Réponse : Oui, tu as parfaitement raison, dit mon Guide, mais ne crois pas que tout soit fixé à l’avance d’une manière inéluctable, dans les moindres détails. Les grandes lignes sont tracées. On nous donne certains problèmes à résoudre, certaines voies à suivre, puis on nous laisse agir de notre mieux. Une personne réussira, une autre échouera. Je vais te donner un exemple : suppose qu’on dise à deux hommes d’aller d’ici à Kalimpong, aux Indes. Ils ne sont pas forcés de suivre le même chemin, mais ils doivent parvenir, si possible, à la même destination. L’un prend une route, le second une autre et selon celle qu’ils auront prise, ils connaîtront des aventures différentes. Telle est la vie : notre destination est connue, mais la façon de nous y rendre est laissée entre nos mains.